• La violence

    Fondamentalement, qu'est ce qu'une vie sinon un laps de temps à passer. 

    Or que faire de ce laps de temps? 

    3 choix s'offre à quiconque: Construire, détruire, et ne rien faire.

    Or ne rien faire est ce qu'il y a de plus frustrant, de plus ennuyeux et de plus néfaste pour l'individu. Il est même contre nature de ne rien faire, car la survivance demande de l'action, ne serait-ce que pour sa propre existence. Ne rien faire, "l'inaction" mène à la mort de l'esprit et par là même, du corps.

    Il reste donc à construire. Or pour cela il faut une multitude d'opportunités. Liberté, savoir faire, chance, talents, éducation, espoir et surtout "but". Car on ne construit que dans un but ou du moins dans l'espoir d'atteindre ce but. 

    Mais si ce but, ou cet espoir vient à s'effacer, si on se retrouve sans "raison d'être" , sans "utilité" individuel mais aussi publique, alors pour ne pas se perdre dans le nihilisme, pour ne pas sombrer dans l'ennuie et l'inaction, il ne reste plus qu'a déconstruire et même détruire. Non pas pour une cause, non pas pour un but logique mais juste pour rester dans l'action, pour se trouver une utilité, un raison de continuer à exister. Mais cela pour perdurer demande une organisation interne, une "idéologie". Ainsi on se trouve des supports idéologiques, peu importe leurs fondements, du moment qu'ils permettent d'agir pour une cause, un but qui au fond a peu d'importance. Ainsi on s'érige contre une ethnie, une religion, une nation , ou simplement un individu, on se trouve des boucs émissaires mais aussi des semblables, d'autres individus en perte d'identité, de but, de raison d'être, et on forme un groupe. Comme cela, on devient quelqu'un, car faisant partie d'une micro société, on retrouve une identité, une place, une "utilité" au sein de cette même société.

    C'est ce qui se passe chez l'individu violent organisé. Il est en colère fondamentalement non pas contre l'autre, non pas contre le différent, l'étranger, mais contre lui même. Contre sa propre existence sans but et sans raison. Il est en colère contre sa propre inutilité, en manque de reconnaissance, il est incapable de se construire dans la construction, alors il opte pour la destruction pour peu qu'il trouve des semblables avec qui partager ce vide intérieur afin de le combler.  

    La violence est naturelle et même utile. Elle ne pose pas de problème quand elle s'emploie de façon naturelle pour se défendre. Elle devient problématique, destructive, quand elle est sans but, gratuite,  employée à dominer et non à se défendre; quand elle s'emploie pour ôter non le danger mais les libertés fondamentales. Quand elle devient "dogmatique". Quand elle est employée alors, non comme "outils" mais comme but. Non comme un moyen mais comme une "finalité".

    Quand elle devient raison de vivre et créatrice d'identité, alors la violence détruit.  

    K.t

     


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